L‘effet que pourrait produire l’implication d’élèves dans le jardinage sur leurs compétences scolaires.

 

Etude de Klemmer, Waliczek et Zajicek : Growing Minds: The Effect of a School Gardening Program on the Science Achievement of Elementary Students (2005). Hortechnology.

Dans cette étude réalisée auprès d’enfants scolarisés en primaire dans l’état du Texas, les 3 chercheurs ont divisé la totalité des 647 enfants âgés entre 8 et 11 ans en 2 groupes : un groupe dit « expérimental », et un autre groupe de « contrôle ». Le groupe expérimental a participé à des activités scolaires de jardinage dans le cadre de leur programme de sciences, en parallèle du programme scolaire classique. Les enfants du groupe de contrôle ont également fait des sciences en utilisant les méthodes conventionnelles d’apprentissage.

Suite à la passation d’évaluation, les élèves du groupe expérimental ont obtenu des scores significativement plus élevés par rapport aux élèves du groupe contrôle. A noter qu’aucune différence n’a été trouvée entre les filles et les garçons dans le groupe expérimental, ce qui indique que le jardinage était tout aussi efficace dans l’enseignement des sciences pour les deux sexes. 

Les résultats de l’étude sont repris dans le tableau suivant :

 

Groupe jardinage

Groupe classique

Garçons

52.26

44.79

Filles

54.06

49.75

Moyenne

53.07

47.41

Extrait de « pourquoi la nature nous fait du bien », Nicolas Guéguen et Sébastien Meineri, éditions Dunod, juin 2012

Les résultats ont été supérieurs pour les enfants avec une pratique du jardinage, de façon égale chez les garçons et les filles.

Ces chercheurs se sont ainsi questionnés sur l‘effet que pourrait produire l’implication d’élèves dans le jardinage sur leurs compétences scolaires.

Dans leur livre, Gueguen et Meineri citent une autre étude venue appuyer ces éléments en 2005 avec Smith et Motsenbocker ( July–September 2005, Impact of Hands-on Science through School Gardening in Louisiana Public Elementary Schools.

Ces-derniers ont étudié les performances d’enfants selon leur participation ou non à une activité de jardinage. « Les résultats montrent une progression de 4 points en moyenne auprès des enfants avec 2 heures de jardinage par semaine pendant seulement 2 semaines contre 1 point seulement auprès du groupe contrôle. Cela veut donc dire que dès que l’on intègre, et à faible dose, ce type d’activité, on augmente les performances des enfants. »

Nous observons grâce à cet ensemble d’études que le jardinage intégré dans la pratique éducative des enfants optimise l’acquisition de compétences et l’apprentissage par l’expérimentation. « Mettre les mains dans la terre s’avère donc productif pour les enfants ». L’initiative du gouvernement visant à investir dans l’intégration de jardin au sein des établissements scolaires trouve donc toute son essence. (Voir l’article Ouest-France ici). Intégrer cette activité dans la scolarité des enfants présente des effets tout à fait positifs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.